Laorandom12 Comments

VISITER LE VIETNAM

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VISITER LE VIETNAM

Mes parents nous ont transmis la double culture franco-vietnamienne.

Aînée d’une soeur et d’un frère, nous avons préservé les traditions à travers le culte des ancêtres et l’apprentissage de la langue. Les fréquents voyages y ont aussi contribué mais j’ai toujours perçu le Vietnam au travers des yeux de la famille.

En partant avec Johan, je voulais le redécouvrir sous d’autres facettes. C’était aussi l’occasion de me détacher de la pensée occidentale afin de mieux comprendre mon héritage culturel. J’avais ainsi énormément de raisons d’y retourner mais aujourd’hui, il s’agit de vous.

Voici trois bonnes raisons de visiter le Vietnam à votre tour.

 
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MOSAÏQUE DE CONSTRASTES

Parce-que vous serez instantanément immergés dans un voyage dépaysant.

Avec une forme longiligne, le littoral s’étend sur 1 650 km du nord au sud (973 km en France). Les climats variés d’une région à une autre offrent ainsi un panorama riche, constitué de rizières en étages, plages de sables blancs, plaines verdoyantes et même déserts.

Notre voyage a été rythmé par la végétation tropicale, confronté à l’effervescence des villes.
En un mois, nous n’avions pas tout visiter mais nous constatons un contraste déjà très marqué dans les villes parcourues : Ninh Bình, Hanoï, Phú Quốc, Hô-Chi-Minh-Ville, la baie de Hạ Long et Đà Nẵng.

Ninh Bình

Ninh Bình

Hanoï

Hanoï

Phú Quốc

Phú Quốc

Hô-Chi-Minh-Ville

Hô-Chi-Minh-Ville

Baie de Hạ Long

Baie de Hạ Long

Đà Nẵng

Đà Nẵng

Le contraste est également frappant dans le paysage urbain, influencé par 1000 ans de domination chinoise et 100 ans d’occupation française.

C’est le patrimoine patrimoine architectural laissé par les français qui m’a émerveillé. Il demeure intact et laisse transparaitre la nostalgie éprouvée par les français durant la colonisation.

Les constructions étaient d’abord édifiées à l’image des bâtiments parisiens. On retrouvera ainsi des répliques simplifiées, comme l’opéra et la cathédrale de Hanoï.

Puis, elles s’adapteront progressivement au climat vietnamien et à l’esthétique traditionnelle locale dans les années 20 ; c’est la naissance du style indochinois.

A droite, la cathédrale Saint-Joseph à Hanoï en 2017 (architecture néogothique).

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FOOD ET STREET FOOD

Les nems et le bò bún ont bien été démocratisés dans notre capitale.
Mais la gastronomie vietnamienne est aussi constituée de saveurs sucrées-salées, de plats végétariens, de préparations fermentées, de bouillons de 48h et plus encore.

Fines et diététiques, les spécialités varient d’une région à une autre.

Moins pimentée que la cuisine thaïlandaise, moins épicée que la cuisine chinoise, la cuisine vietnamienne reste toutefois très parfumée. Ni trop sucrée, ni trop salée, ses saveurs reposent sur un équilibre de condiments et herbes aromatiques.

On dit d’ailleurs qu’elle s’appuie sur la théorie du yin et du yang et sur le principe des cinq éléments. Le yin et le yang étant associés respectivement à la fraicheur et à la chaleur, doivent être retrouvés dans un plat. Par exemple, on rééquilibrera un plat de fruits de mer (yin) avec du gingembre (yang). La théorie des cinq éléments quant à elle, repose sur l’harmonie des cinq goûts (sucré, salé, acide, amer et piment) et cinq textures (croustillante, molle, moelleuse, craquante et soyeuse).

On retrouve ainsi l’emploi du nuoc-mâm (sauce à base de poisson fermenté), des herbes aromatiques (ciboulette, coriandre, basilic, citronnelle…), des épices (cannelle, anis étoilé) et plus considérablement des épices fraiches (gingembre, piment, poivre, pâte de crevette…).

 
Ngon Restaurant  Salade de tiges de lotus aux crevettes (gỏi ngó sen tôm), porc grillés et vermicelles (bún chả) et raviolis à la crevette (bánh cuốn tôm).

Ngon Restaurant
Salade de tiges de lotus aux crevettes (gỏi ngó sen tôm), porc grillés et vermicelles (bún chả) et raviolis à la crevette (bánh cuốn tôm).

 


Et la street food ?

Réelle institution en Asie du Sud-Est, le Vietnam ne pouvait pas faire exception !
La street food est la vente de plats/snacks, desserts ou boissons préparés dans la rue, à travers des échoppes, étals et marchés ambulants. Chacun des commerçants offre une spécialité et il est possible de consommer sur place ou prendre à emporter.

Véritable restaurant à ciel ouvert, la street food permet d’élargir l’offre de choix puisqu’il est possible de prendre un jus de canne chez l’un, des grillades chez le voisin et un dessert ailleurs.

Il ne s’agit ni de manger sur le pouce, ni de consommer de la junk food.
La street food est un style de vie à part entière, qui permet de savourer une cuisine authentique à toute heure. C’est pour moi le meilleur moyen de s’imprégner de la culture locale à petits prix.

 
 

Street food ou pas, la cuisine vietnamienne est avant tout un moment de partage.

La disposition des plats et la manière de manger incitent à la convivialité. Le rythme entrée - plat - dessert n’est pas commun au Vietnam, tous les aliments sont placés au centre de la table en même temps. Un repas typique est constitué d’une base (riz, vermicelles …), de légumes, d’une viande / poisson et d’une soupe. Pour ce type de repas, chacun compose son bol selon ses envies.

Toutes ces particularités font d’elle une cuisine complexe, savoureuse et variée, à partager sans modération.

 
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DESTINATION ACCESSIBLE

L’après-guerre fut fortement marquée par la suppression de l’aide économique soviétique et par l’embargo imposé par les Etats-Unis. Pour empêcher la crise, le Vietnam fait le choix d’adopter une stratégie d’intégration internationale.

Jusqu’alors replié sur lui-même, le pays sort de son isolement et s’ouvre au tourisme dans les années 90. Estimés alors à moins de 200 000 voyageurs en 1990, la barre des 10 millions a été dépassée en 2016.

Cette progression constante est justifiée par les merveilles culturelles et naturelles (nombreux sites inscrits sur le patrimoine mondial de l’Unesco) mais aussi par le faible coût de la vie et les facilités sur place.

 
Đà Nẵng

Đà Nẵng

Phú Quốc

Phú Quốc

 
 

Du point de vie du touriste français, il est économique de choisir cette destination. Le standing des hôtels classiques est élevé, les agences de tourisme locales sont nombreuses, les guides parlent anglais et parfois français. Enfin, les moyens de transports sont variés (cyclo-pousse, moto-taxi, taxi, bus, train etc.) et abordables.

Ces prestations facilitent l’organisation et permettent de profiter d’un large champs de possibilités.