QUELQUES RAPPELS AVANT LE DEPART

Aujourd’hui, je souhaite traiter du choc culturel.

Nous l’avons vu précédemment, le Vietnam est apprécié pour le dépaysement qu'il procure, sa cuisine authentique et son faible coût de la vie. Pour autant, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de déceptions, causées par de mauvaises expériences.

En creusant, j’ai compris que les difficultés ne provenaient pas (toujours) de l’organisation, mais souvent des attentes biaisées des voyageurs. Pour les limiter, j’ai pensé qu’il était important de se familiariser avec le mode de vie vietnamien avant de sauter le pas.

 
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LA CIRCULATION

Préparez-vous à être submergés par des millions de scooters et par le bruit permanent des klaxons !

Car oui, une fois le palier passé, vous êtes entrainés dans une ville en perpétuel mouvement.

Le trafic est deux fois plus dense qu’en France, on compte 253 contre 112hab/km2. L’appropriation de l’espace n’est pas le même non plus : les trottoirs sont occupés par des stands de street-food, les scooters se frôlent et circulent dans tous les sens.

A la différence de la France où la voiture est le moyen de transport le plus utilisé, au Vietnam c’est le deux-roues qui l’emporte. On en recense plus de 40 millions pour 90 millions d’habitants. Et il ne déplace pas que des personnes mais aussi toutes sortes d’encombrants inimaginables. Je m’étais habituée à ces différences culturelles, c’est seulement en y retournant avec Johan que j’ai compris que ces situations pouvaient être déroutantes.

Dans ce chaos, redoublez de vigilance, c’est à vous de vous adapter.

 
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LE TRANSPORT EN VILLE

Pour découvrir l’authenticité d’un pays, j’adore l’explorer à pieds. Cela permet d’imposer le rythme, de découvrir des facettes qui vont au delà de la vitrine touristique et d’être au plus proche des locaux.

Pour les plus grands trajets, il existe de nombreux types de transports au Vietnam.
Il y a d’abord l’incontournable cyclo-pousse, aujourd’hui prisé par les touristes pour les balades folkloriques. Puis les deux-roues, bus, trains et autres moyens de transports en commun.

Face à la densité du trafic, je conseille vivement un déplacement en taxi pour des raisons de sécurité et de confort.

Pour éviter les compteurs trafiqués, optez pour des compagnies officielles comme Mai Linh et Vinasun. Elles sont identifiables par leurs couleurs verte et blanche, joignables par téléphone, dans la rue ou via leurs applications mobiles. Leurs tarifs sont règlementés, le montant de la prise en charge est de 10 000₫ et 15 000₫ par kilomètre parcouru (soit environ 0,56€/km).

Les équivalents Uber et Taxify sont les applications Vato et Grab, qui proposent des prix inférieurs et qui permettent d’obtenir une estimation de la course avant de commander.

De manière générale, assurez-vous que le chauffeur a bien saisi la destination et n’hésitez pas à demander une estimation du prix de la course avant de prendre la route.

 
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LES PRIX PRATIQUÉS

Enfin, le Vietnam regorge de richesses et ses marchés à ciel ouvert en font partie.
Les objets sont exposés de manière anarchique, des babioles débordent sur les trottoirs, les hauteurs aussi sont accaparées, les commerçants occupent l’espace à son paroxysme.

Mais comment déterminer le prix lorsqu’il n’y a aucun affichage ?

A force de vanter les faibles tarifs en Asie, être exigeant avec les commerçants est devenue une banalité. La baisse des prix est systématique et il est perçu comme injuste de ne pas bénéficier des mêmes prix que les locaux.

C’est vrai, certains commerçants n’hésiteront pas à multiplier les prix par 10 pour un touriste. Mais :

  • Ils ne font pas l’unanimité.

  • Vous pouvez rediscuter du prix (mais ne faites pas trop durer la négociation).

  • Même gonflés, les prix restent attractifs pour les occidentaux en raison de la différence de pouvoir d’achat (salaire moyen français = 1910€/mois contre 339€).

Donc prenez de la hauteur, il est dommage de gâcher une expérience à cause de l’argent…

Pour terminer, je vois des gens conseiller de diviser le prix par 2, par 3… En réalité, il n’y a pas de règle. Le juste prix est celui que vous vous êtes fixé, celui que vous avez accepté. Si vous partez de ce principe, vous serez satisfaits de toutes vos transactions.

 

Comme partout ailleurs, chaque expérience est unique et tout dépendra des personnes que vous croiserez sur votre chemin. N’en faites donc ni une généralité, ni une affaire personnelle.

Les contrastes avec l’Occident sont marqués et il est primordial de se détacher de toutes croyances pour découvrir le Vietnam et y vivre pleinement votre expérience.

Ce que vous ne trouvez pas commun n’est pas forcément anormal. Acceptez les différences et vous serez surpris !